
Quincy Jones
Le patron en musique, c’est le producteur ( ou la productrice mais existe-t-elle ? ).
C’est celui qui accompagne les artistes, leur dit, "ça oui mais ça non", leur propose des arrangements ( financiers et musicaux ), des plans de carrière...bref, les producteurs ont une énorme influence sur l’industrie musicale et donc sur ce que nous écoutons ou pas.
Et si l’on démarre cette série par Quincy Jones, le hasard n’y est pour rien. Avec des dizaines de récompenses que ce soit pour son travail de musicien, de compositeur ou de producteur, le patron des patrons c’est lui. Et comme il est aussi le plus gros vendeur de disques de toute l’histoire de la musique de l’univers de tous les temps, oui, c’est vraiment lui.
Son parcours est juste dingue. Trop long pour être retracé ici, tout comme la liste des artistes accompagnés par Jones, de Ray Charles à Emily Bear en passant par Sinatra et Nana Mouskouri, il cumule rêve américain, variété française et amour pour les sons latinos.
Coté rêve américain, difficile de faire mieux. De cireur de chaussures dans les rues de Seattle lorsqu’il n’était encore qu’un enfant, le petit Quincy deviendra le producteur des trois premiers album solo de Michael Jackson, Thriller inclus. Après cela, c’est toute l’industrie musicale qui lui cirera les pompes.
Entre temps, Eddy Barclay, "l’empereur du microsillon" comme on le surnommait à l’époque, lui confie la direction artistique de son label. L’occasion pour le chef-d’orchestre déjà reconnu dans le milieu du jazz américain de découvrir les rouages d’une usine à tubes à la française.
Mais encore auparavant, c’est sans doute sa tournée avec Dizzy Gillespie, cette fois comme directeur musical, au Moyen-Orient et en Amérique du sud, qui complète sa vision du monde. Le latin jazz restera sans doute la meilleure inspiration de celui que tout le monde finira par surnommer Mister Q.
Le 8 juillet 1991, Jones monte sur la scène du Montreux Jazz Festival aux cotés de Miles Davis, 3 mois avant le décès du légendaire trompettiste. Ensemble, ils revisiteront certains de ses morceaux les plus emblématiques dont le très hispanique Solea.
Sélection hautement subjective de morceaux composés ou dirigés par le big boss.